Pour ou contre le bio… le grand débat !

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Il y a ceux qui sont adeptes d’une alimentation tendant vers le 100% bio (comme moi) et ceux qui pensent que le vrai bio n’existe pas. Entre les deux, de nombreuses personnes disent en consommer régulièrement car cela ne peut pas faire de mal sauf éventuellement au porte-monnaie. Alors faut-il faire confiance aux certifications bio délivrées par des organismes comme Ecocert ?

Le plus gros problème des produits bio est certainement le prix : la différence entre le conventionnel et les produits portant le logo AB est souvent importante.Tout le monde ne peut pas se permettre de consommer ces produits. Les moins aisés n’ont guère le choix et se tournent souvent vers de produits industriels bon marché, souvent très caloriques et peu intéressants sur le plan nutritionnel. Obésité, diabète, cholestérol figurent parmi les conséquences de la malbouffe.

Les bienfaits de l'agriculture biologique
Abeilles et bourdons protégés par l’agriculture biologique

C’est pas vraiment bio ?

L’argument le plus fréquent contre le bio est la distance entre cultures conventionnelles et cultures bio, trop proches pour éviter les contaminations croisées. Cela est parfois certainement vrai, mais les cultures avoisinantes sont toujours moins touchées que celles qui recoivent à quelques centimètres le jet du pulvérisateur.

Autre problème, de nombreux fruits et légumes sont importés, le plus souvent d’Espagne. La réglementation n’est pas uniforme entre les pays européens. Mais cela va changer à partir de 2021 et la nouvelle réglementation… problème normalement bientôt résolu.

Le respect de la réglementation. Voilà encore un problème régulièrement évoqué. Certains agriculteurs ne respecteraient pas à la lettre la charte bio : utilisation de traitements interdits en bio , achats de fruits et légumes cultivés auprès d’agriculteurs travaillant en conventionnel et revendus comme du bio ou mélangé avec la production bio. Le plus souvent ces pratiques sont dues à des mauvaises récoltes (intempéries, sécheresse) et l’agriculteur n’a parfois pas le choix pour sauver son exploitation.
Mais, il ne faut pas oublier que les producteurs en conventionnels ne sont pas sans reproches : l’utilisation de produits phytosanitaires interdits car jugés trop dangereux pour la santé est encore courante. Il faut écouler les stocks quitte à oublier la réglementation. Les fruits et légumes importés contiennent régulièrement des pesticides interdits en France.

Les scandales alimentaires discréditent également le bio. Un des derniers en date concernait le saumon bio plus chargé en métaux lourds que le conventionnel. La cause : une nourriture proche de celle des saumons sauvages. Mais comme les océans sont de plus en plus pollués, cette pollution se retrouve dans l’alimentation des saumons bios et les contaminent à leur tour.

Heureusement, l’industrie agroalimentaire conventionnelle équilibre régulièrement le match : vous reprendrez bien un peu de lasagnes au cheval pourtant estampillées « pur bœuf ». Et encore, cela s’améliore, on ne donne plus de farine animale pour alimenter les vaches !

Où et quoi acheter bio ?

Les produits bio en supermarchés sont souvent plus chers que dans les enseignes spécialisées notamment pour les fruits et légumes. Il y a plusieurs raisons à cela. Les produits doivent être emballés pour éviter de les mélanger avec ceux vendus en conventionnel. Au final tous les fruits et légumes bio sont sur-emballés, ce qui va à l’encontre de l’esprit bio éco-responsable. Cela engendre également des frais. Les pertes (produits périmés, abîmés) sont également plus importantes d’ou des prix élevés. Attention donc aux étiquettes et à bien vérifier les prix au kilo.

Pour ce qui est des produits transformés tels que les gâteaux, galettes végétales, chocolats, etc… les supermarchés sont compétitifs.

Puisque l’on en est aux produits transformés, le bio n’est pas obligatoirement synonyme de qualité. Certes la charte garantie de ne pas utiliser certains procédés ou composants jugés potentiellement nocifs pour la santé mais ce n’est pas pour cela que les recettes sont parfaites. Le sucre et l’huile de palme peuvent être certifiés bio, ils ne sont pas réputés être les ingrédients les plus intéressants pour la santé

Quelques exemples en faveur de l’agriculture biologique

  • Abricot séchés : leur couleur orange est obtenue grâce à l’addition de sulfite. En bio c’est interdit d’où leur couleur plus sombre.
  • œufs bio : au moins 95% de l’alimentation des poules doit être bio ce qui garantie l’absence d’OGM.
  • les pommes : aucune molécule de synthèse n’est autorisée. Seuls le cuivre et le soufre sont tolérés
  • les fraises : la culture hors-sol en conventionnel est interdite en bio….
  • l’élevage bio prend en compte le bien-être animal et une surface au sol minimale.

Malgré les réticences et les doutes de certains, l’agriculture biologique ne cesse de progresser. Selon les chiffres de Générations futures, plus de 5500 exploitations supplémentaires ont vus le jour. La consommation de produits bio a progressé de 13,5% de 2018 à 2019 et la surface cultivée repésente désormais 8,5% de la surface agricole française.

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